Philosophie


Au début, de bons hommes, comme dans toutes les belles histoires…

Klaus Enzmann

En 1979, dans la proche campagne de Munich, non loin des lacs, nait le premier TOPCAT. Son architecte : Klaus Enzmann. Comment parler des TOPCAT sans s’arrêter un peu sur le parcours de ce marin.

Alors qu’il avait une vingtaine d’années, ce régatier en Flying Dutchmann quittait la régate qu’il disputait sur la Tamise pour poursuivre un bateau bizarre qui lui semblait aller bien vite. Ce fut sa première rencontre avec un dériveur-catamaran. Immédiatement séduit par le concept, Klaus commença à cogiter.Wing A

Ce pilote de planeur s’était aguerri au maniement des matériaux modernes au fil des réparations et des constructions. Il ne lui fallut donc pas longtemps pour passer des ailes aux coques. En 1968, il lance le Wing A, qui sera à l’origine de la Class A. Preuve du succès de ce bateau, aux Championnats du Monde Class A en 1979, sur le Lac de Garde (Italie), 89 des 92 participants naviguent en Wing A. S’en suit l’aventure du Tornado, occasion des premières constructions en nid d’abeille… Plus de 100 Tornados fabriqués et près de 500 Wing A. En 1979, le TOPCAT ne débarque pas ; il fait suite à ses grands frères… et sera produit par milliers.

Bernd Breymann

Pour mener cette nouvelle aventure, Klaus embarque un jeune commercial à ses cotés : Bernd Breymann ; encore un choix inspiré du concepteur.

Bernd, par sa capacité à inspirer la joie à ceux qu’il croise, va grandement contribuer au succès des TOPCAT. A cette époque d’apogée naissante pour le cata de sport, l’énergie de Bernd impulse le début des activités qu’incarne maintenant l’ITCA. Et au delà de cette fonction commerciale, Bernd va toujours chercher à optimiser le fonctionnement général des TOPCAT pour les rendre accessibles, faciles à utiliser, résistants… des machines conçues pour se faire plaisir.

De cette rencontre va naitre ce qui caractérise les bateaux TOPCAT, une philosophie qui se décline en 3 mots : Simplicité, Fiabilité et Performance.

 

Une philosophie qui a ses adeptes…

La famille a bien grandi depuis ses débuts. Le TOPCAT 18 Spitfire est venu compléter le TOPCAT 15 en 1983, puis, comme pour célébrer le nouveau siècle, les bateaux ont été tous repensés, les uns après les autres, pour aboutir à la gamme que nous vous proposons aujourd’hui.

Des premières régates réunissant quelques bateaux sur les lacs bavarois, les rencontres TOPCAT sont devenues des évènements qui s’organisent aujourd’hui un peu partout, très souvent sous le soleil, et regroupent régulièrement plus d’une centaine de bateaux. L’ITCA est une des classes les plus dynamiques d’Europe comme en témoigne la reconnaissance du K1 par l’ISAF. TOPCAT est aujourd’hui présent dans plus de 20 pays.

En France, les TOPCAT ont été commercialisés à partir du milieu des années 90. Le « gros » du marché était alors passé, et, c’est à ce moment que le dynamisme des propriétaires fut capté par l’arrivée de la F18. Coté professionnels, le travail de longue haleine des nombreux chantiers français s’est avéré extrêmement limitant pour les nouveaux entrants comme nous. Il suffit de jeter un oeil sur la carte des clubs équipés TOPCAT pour mesurer la teneur de ce propos. Concentré sur le rapport qualité/prix de ses produits, et donc sage en matière de dépenses promotionnelles, TOPCAT a eu quelques difficultés à faire connaitre ses atouts. Mais les bateaux qui naviguent font leurs preuves et le chemin se fait.

Il faut dire que l’évolution du marché cata en France finit par créer des perspectives à notre philosophie. Le développement de la F18 a en effet entrainé une course à l’armement, bien sûr justifiée en terme de performance pure, mais qui a engendré des bateaux de plus en plus inadaptés au plus commun des navigateurs que nous sommes nombreux à être. Le marketing efficace des fabricants, a entrainé les adeptes de sensations nautiques à s’équiper de bateaux qui supposent une disponibilité et une technicité souvent au delà des leurs possibilités. Les temps de mise en oeuvre, les réglages à trouver, l’entretien que cet accastillage suppose, autant de sources de découragement qui font qu’aujourd’hui trop de belles machines ne quittent plus le parking. On a connu pareil phénomène à une époque ou la course aux planches de plus en plus petites a découragé plus d’un véliplanchiste. C’est un peu comme si les amateurs de conduite sportive se sentaient obligés d’acheter une Formule 3 pour assouvir leur passion, sans considérer ces coupés sports que nos voisins germaniques savent si bien réaliser.

Les TOPCAT, du haut de leur simplicité et fiabilité, offrent des niveaux de performance qui n’ont pas fini de séduire.

 

Cette philosophie a encore de quoi raisonner…

Valery Breymann

Valéry, fille de Bernd, a maintenant repris les rênes de la société TOPCAT. Encore une exception dans le monde des constructeurs de catamarans de sport ; les chantiers de cette taille ont tous connu des destins différents, mais aucun n’est encore dans le giron de ses fondateurs.

Soyez donc assurés que cette philosophie, qui a si bien servi la Maison TOPCAT, a encore de belles histoires à inspirer.